Si vous avez la chance d'avoir un PC devant vous, grande est l'urgence de télécharger le logiciel extra-terrestre Big Browser (Google Earth) sur http://earth.google.com/ (indisponible sur Mac)

Un esprit voyageur ? Filez en repérage.
Un p'tit brin nostalgique ? Foncez en pèlerinage
Ou plutôt pragmatique ? Cocher l'option titrage…
Ou simplement curieux ? Place aux vagabondages…

De tous milieux et à tous âges… précipitez vous car cela vaut'l voyage…

Une interface simplissime (en anglais) vous permet de littéralement de plonger vers votre destination puis de l'examiner à loisir et sous toutes les coutures, de dessus, en perspective, de côté…à 10 km, à 1000 m, à 100 m…

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Seules les injonctions répétées des services secrets obligent à une limitation de la résolution*…

Si vous pouvez discerner une auto à la verticale, la résolution est de l'ordre de 4 m. Si vous pouvez discerner un piéton à la verticale, la résolution est de l'ordre de 50 cm A ce jour, les meilleures résolutions en matière de photos "satellite" (militaires) sont de l'ordre de 5 cm soit sensiblement la taille d'une balle de golf.

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Vous cochez l'option "Routes" et vous voyez apparaître les noms de rues…
Ajoutez les options "Stations services", "Hôtels", "Ecoles"... (disponible sur les grandes métropoles américaines)… et votre image vous renseigne instantanément...
Et tout ça en volume s'il vous plait (si vous avez coché l'option "Terrain").

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Sur cette image, on peut voir la situation des écoles au Grand Canyon en Arizona

Mais comment ça marche ?

Le concept est (relativement) simple mais la mise en œuvre reste trapue…

Sur un maillage (une maquette) tridimensionnelle de la planète, avec une précision de l'ordre de 100 m, on mape (on plaque) une combinaison d'images satellite correspondant à l'image que vous voyez sur votre écran. Vous vous approchez, et les images plaquées s'affinent, remplacées au fur et à mesure par des combinaisons d'images plus détaillées, en fonction des commandes que vous actionnez.
Différentes bases de données provenant de partenaires externes sont ensuite superposées suivant un système de coordonnées uniques...
Les images plaquées sont stockées sur un serveur "Google" aux USA et sont actualisées régulièrement par cycle, si bien que vous pouvez observer par exemple l'impact sur les berges de la hauteur des eaux du lac Powell à six mois d'écart…

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Ces deux parties du Lake Powell étaient reliées en 2003. Le niveau des eaux a baissé de 20 m.

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...où observer l'évolution de la construction d'un édifice …
...ici, l'Opéra de Santiago Calatrava, à Valence en Espagne, pratiquement achevé

Balaise, isn't it ?

La difficulté consiste à obtenir une image de résolution satisfaisante à toutes les distances d'observation.

Une image composite globale de la planète – avec une résolution permettant de discerner par exemple les piétons serait envisageable – mais cette image "pèserait" des millions de giga-octets…
Impossible – pour l'instant du moins - à télécharger par Internet, ni même – toujours pour l'instant - à stocker dans la mémoire vive de votre PC…
Envisager de la communiquer via un support physique aurait un inconvénient majeur… elle serait définitivement figée...

Les développeurs de Google Earth ont donc opté pour un compromis…

Les images "plaquées" sont limitées à 2 Mo, ce qui permet d'obtenir du quasi temps-réel pour peu que l'on dispose d'une connexion ADSL et d'un bon équipement – notamment une carte graphique performante avec ses pilotes à jour.

Où sont les limites ?

Tous les territoires ne sont pas traités de la même manière. La plupart des zones rurales (notamment hors USA) ont une résolution de l'ordre de 10 m alors que les grandes agglomérations américaines et les grands "spots" touristique mondiaux bénéficient d'une résolution de l'ordre de 1 m. Ceci peut naturellement évoluer...

Les vues en perspective paraissent moins détaillées que les vues verticales pour la raison simple que les images "satellite" plaquées sont prises plus ou moins à la verticale. Toutes les informations visuelles autres que situées dans le plan horizontal sont donc extrapolées par étirement. Pour pallier à ce "défaut", Google a commencé la numérisation 3D des immeubles des grandes métropoles (notamment américaines), ce qui permet – avec l'option "Buildings" cochée – de visualiser par exemple le "skyline" de San Francisco.
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On peut très bien imaginer dans le futur, la combinaison de photos "satellite" avec des photos prises du sol… notamment sur les grands "spots" touristiques mondiaux.

Encore plus fort :

Tapez le nom de votre village natal, suivi de votre pays (en anglais)…

Il y a de fortes chances que Google Earth vous y conduise, et dans un fauteuil…

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Cochez la case "Roads", et vous verrez certainement apparaître le nom de la rue de votre chère maison natale…

Vous voulez visualiser le trajet d'une ville à une autre (en amérique du Nord pour l'instant) ?
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Aussitôt dit, aussitôt fait… entrez votre ville de départ (ici Boston), votre ville d'arrivée (ici, Chicago)… et hop !

Vous l'aurez compris cette machine à voyager offre de bien nouveaux et fabuleux horizons…

Foncez bille en tête sur http://earth.google.com/ ... mais ne lui demandez pas encore la lune... ou alors tapez http://moon.google.com/

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Allez, un p'tit tour au chateau de Versailles...

Je sens confusément que je deviens un petit homme vert...

Cap'tain Glou
*Petit rappel : la résolution est la dimension du plus petit objet discernable sur une photo.

Les images publiées dans ce billet sont sous copyright Google et ne sont donc pas régies par la licence Creative Commons.