Commençons par la classification qui permet d'ordonner la réalité. Une taxonomie du blogue en quelque sorte, traduite par le terme folksonomie contraction anglaise de folk (les gens) et taxonomy. Le système est bien connu des blogueurs qui veulent se faire référencer car il permet de décrire de façon non hiérarchique des contenus, des images, de vidéos, des sons ... à l'aide de tags (étiquettes ou descripteurs).
En la matière, un blog tagué n'est donc pas vandalisé.

Le blogcrosseur, quant à lui, n'est pas un internaute qui cherche les crosses*; bien au contraire, celui-ci est très collaboratif puisqu'il vous accueille sur son blogue afin que vous puissiez temporairement rédiger et diffuser vos billets.
Le mot viendrait d'une création née dans la blogosphère francophone d'Europe (!) et sans doute formée sur le modèle de bookcrossing (mot anglais).
l'OQLF suggère d'utiliser plutôt le terme "blogue hôte" (pas licencieux pour autant).

Cette possibilité d'utiliser la plume et le cahier électronique de l'autre ne devrait pas intéresser la blogeoisie qui, c'est bien connu, se suffit à elle-même. Ce mot-valise-vuiton, agglomération de blogue et de bourgeoisie, désigne l'élite de la blogosphère. Chez nous, on parle plutôt des fameux "influenceurs" tel Loïc Le Meur ...

Mentionnons également le blogiciel, logiciel qui sert à éditer des blogues sans générer de bogues ...
Au passage, l'influenceur non certifié que je suis, recommande l'utilisation de l'excellent blogiciel libre et francophone ... DotClear...:-)

Relevé aussi dans le lexique, la bloguitude; blogue attitude ou bien révélateur d'une extrême solitude ?

Citons enfin le momiblogueur qui n'est pas du tout un "égyptoblogue" en train de papoter sur la pilosité de Ramses II enfin retrouvée mais tout simplement un blogueur qui met son carneticiel à jour à l'aide de son mobile.

Pour palabrer sur les 125 mots de la bloguosphère

Filou

* Voire plus... L'OQLF précise qu'au Québec, crosser, crosseur et crossage sont des mots à connotations péjoratives ou sexuelles (langage vulgaire) et que, dans la langue parlée, cette famille de mots se rattache aux concepts de « tromperie » et de « masturbation ».